02 juillet 2009
Les pizzas de la mauvaise mère
Rien n'est plus jouissif qu'une bonne conscience achetée. Et je vous assure que ces pizzas sont parfaites pour cela.
Il vous faudra d'abord être attentif au contexte ; avoir une ado qui vient de fêter ses 18 ans, qui travaille pour la première fois de sa vie en étant rémunérée, et une mère qui pratique tout ceci [ les 18 ans et le travail ] depuis moult années. Suffisamment pour en retirer, elle, le subtil bonheur des congés payés. Qu'elle a l'intention de passer au guidon de sa moto. Sans ado derrière.
La mère doit avoir un peu de mauvaise conscience en stock, sinon elle n'aura aucun plaisir à préparer ces pizzas en chantonnant pour en acheter un peu. De la bonne et solide. Conscience.
Ingrédients
Farine [ quantité nécessaire suivant le nombre de repas que doivent racheter ces pizzas, pour moi 500g ]
2 sachets de levure boulangère sèche ou 1 cube de levure fraîche
Huile d'olives et herbes de Provence
Quelques cœurs d'artichauts [ pour la part de l'artisan pizzaïollo ]
Olives noires dénoyautées [ si si, c'est encore mieux ]
Sauce tomate [ bolognaise, le plaisir procuré à l'ado étant proportionnel au poids de la conscience à soudoyer ]
Fromage râpé + Roquefort + chèvre + mozzarella [ non, pas de cholestérol en vue pour ses 18 ans ]
Crème fraîche
Préparer la pâte à pain, en rajoutant de l'huile d'olive et des herbes de Provence à la farine et à la levure. Quand la pâte est souple l'étaler sur deux grands plaques de cuisson juste farinées. Recouvrir d'un torchon blanc [ indispensable à la beauté des pâtes qui lèvent doucement ].
Une heure après, ou tout de suite après si vous êtes pressés, étaler sur l'une ;
Pizza rouge : sauce tomate, gruyère, mozzarella, olives noires [ toujours après le fromage, pour que leur noirceur se détache bien]. Napper d'un filet d'huile d'olive. Pour votre part à vous rajoutez quelques cœurs d'artichauts et une persillade. Attention à bien séparer du reste de la pizza cette abomination.
Pizza blanche : crème fraîche, Roquefort, chèvre, gruyère, olives noires. Et le filet d'huile d'olive.
Glisser pour 20 minutes dans un four déjà très chaud, en baissant la température dès le début de la cuisson , et c'est prêt.
De quoi nourrir 8 personnes.
Passez à table et autorisez l'ado à y goûter. Savourez doublement la vôtre.
Chantonnez en pensant aux gorges du Verdon, à Avignon, à votre liberté sur les routes du Sud.
Et découpez des parts de pizzas que vous emballerez individuellement dans du film plastique.
Quand elles seront froides vous les glisserez dans le congélateur en comptant combien de repas vous avez admirablement concoctés pour votre ado qui rentrera épuisée et affamée de son travail.
Pendant que vous serez à la terrasse d'un café à siroter un Perrier en attendant que l'on vous serve une salade composée qu'un merveilleux cuisinier aura préparée pour vous...
29 juin 2009
Tarte à la ciboulette, miroir au basilic
Ciboulette, basilic, oh que j'aime vos parfums verts ! 
Et je ne pouvais créer tarte plus parfumée que celle que je vous présente aujourd'hui. J'en suis fière, je vous assure qu'elle vaut la peine d'être réalisée.
Sur la pâte moelleuse au parfum de pistou, un lit crémeux et très frais, le flanc à la ciboulette, et le léger miroir de gelée citronnée au basilic relève la douceur juste comme il le faut. Une balance des goûts que j'aime.
Le basilic aime la patience, les soins attentifs, la fraîcheur, puis le soleil. Il faut savoir doser le tout... Regardez...
Semées mi-mars, les graines fines du basilic ont reçu tous les jours une pulvérisation d'eau. Deux mois plus tard, plantules encore minuscules, elles se sont ragaillardies prudemment dehors, mais rentrées le soir à l'abri des températures trop fraîches.
Quand le soleil a décidé qu'il était temps de stationner plus près de notre planète j'ai planté mes godets en terre. Et les ai parfois chapeautés d'un chapeau-tupperware pendant les nuits... Protection obligatoire contre les nuits vraiment fraîches et les escargots qui raffolent eux aussi du basilic !
Ma patience me récompense aujourd'hui, où de beaux bouquets embaument un peu partout mon jardin.
La ciboulette est quand même plus simple à cultiver : vivace à la floraison superbe elle ne demande qu'à être taillée régulièrement pour prospérer. Dont acte !
Ingrédients
1 beau bouquet de basilic
1 beau bouquet de ciboulette
3 feuilles de gélatine
1 jus de citron
1 ramequin de pistou
1 bol de biscuits salés pour l'apéritif [ les plus simples, sans fromage ]
1 ramequin de flocons d'avoine + une petite poignée
4 œufs
2 c à soupe de crème de riz
1/2 l de lait
Le miroir au basilic
Faire tremper 3 feuilles de gélatine dans de l'eau froide, puis les dissoudre dans 1/4 de litre d'eau très chaude. Rajouter 1 jus de citron. Mixer très finement le basilic et le mélanger à l'eau citronnée. Filtrer le liquide obtenu en gardant la pâte de basilic qui se trouve dans la passoire. Laisser refroidir.
La pâte au pistou
Mixer les biscuits apéritifs avec le pistou, rajouter la pâte de basilic restant de la gelée préparée ci-dessus et les flocons d'avoine. Rajouter un filet d'huile d'olive.
Tasser la pâte obtenue dans un moule à manqué tapissé de papier sulfurisé. Direction le congélateur pendant la préparation du flanc de ciboulette.
Le flanc de ciboulette à la crème de riz
Mixer au mixer plongeant le lait chaud, les œufs et la ciboulette. Rajouter la crème de riz. Ne pas saler [ le fond de tarte contient du pistou, qui l'est déjà ] mais bien poivrer.
Sortir le moule du frigo, saupoudrer la pâte de quelques flocons d'avoine, l'appareil étant très liquide ils l'empêcheront de fuir vers le fond.
Enfourner pour 45 minutes.
Quand la tarte a cuit et est encore chaude, déposer une assiette et un poids au-dessus, en son centre, afin de créer un creux où verser la gelée de basilic. [ Mon miroir au basilic s'est avéré assez fin. Le creux n'était certainement pas assez profond, ou j'aurais du attendre le refroidissement complet du gâteau pour y verser la gelée ? Toujours est-il qu'une partie a été absorbée par la pâte. C'est juste une question d'esthétique ! ]
Attendre que le gâteau ait tiédi refroidi et verser la gelée de basilic. Laisser au frigo une nuit.
Servir très frais.
Sincèrement, ce gâteau est une merveille de parfums !
Si vous aimez les tartes salées fraîches et parfumées, allez donc aussi voir mon crémeux de poivrons...
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oh oui... et j'en attends de vos nouvelles !
Un an... Il y a un an, à la faveur de quelques semaines passées chez moi, l'idée de ce blog de cuisine germa : biographie en couleur, roman-photo moderne de mon carnet de recettes familiales. Ici, je joue ; à agrémenter mon quotidien d'épices, à faire réduire longuement mes journées parfois trop longues. Je joue, en gardant en mémoire les repas que je mitonnais pour mes enfants, quand ils étaient encore tous les quatre à la maison. Sur le tableau noir de la cuisine, le menu du jour était écrit sous forme d'un rébus. Tarabiscoté parfois ! Mais ils arrivaient toujours à décrypter le message... parfois aidés par les odeurs.
Quant à moi je ne manque jamais de regarder par quel biais certains se sont égarés sur mon blog de petite fourmi... Que cherchait donc celui qui tapa cette recherche Google ; "yeux gras bouillon viande campagne historique"... Quelle déception certainement en arrivant ici ! Qu'importe, j'ai quelques fidèles visiteurs qui me laissent parfois un petit message fort encourageant, quelques passants silencieux qui font une longue pause avant de reprendre la route.
Je voulais aujourd'hui vous remercier de votre fidélité.
Merci de me faire voyager dans vos pays lointains... les statistiques géographiques de Canalblog, agrémentées de drapeaux, sont un pur bonheur !
Merci aux 61 inscrits à ma newsletter.
Merci à ceux qui viennent ici pour la première fois et y reviendront peut-être...
27 juin 2009
Crème de tomate
Quelle chance parfois de pouvoir offrir une simple assiette composée en guise de repas ! La simplicité des produits qui la composent ne doit pas empêcher de jouer un peu en cuisine ! Ce ne sont donc pas des quartiers de tomates qui ont apporté une note de couleur, mais des petites tasse de crème de tomate, au rose amusant, décorées de leur peau translucide et croustillante.
Ingrédients
Brousse fraîche
Tomate mûre à point [ ça y est, elles arrivent dans le Sud ! ]
Herbes fraîches ou de Provence [ une pointe ]
Inciser d'une petite croix les tomates lavées, les plonger dans de l'eau bouillante puis les rincer à l'eau froide. Peler les tomates en gardant leur peau. Déplier les pétales de peau et les déposer dans une assiette. Les passer au micro-ondes, par périodes de 30 secondes [ la puissance de ces appareils est très variable, chacun doit surveiller ]. En quelques minutes elles deviennent croustillantes.

Mixer la Brousse et la chair des tomates, qui ont été épépinées.
Goûter et relever d'herbes à volonté, ou d'une pointe de Tabasco. En remplir des tasses à café ou des ramequins et laisser au frais.
L'assiette composée ;
asperges, champignons crus, lamelles de fromage, amandes grillées, tomates confites, olives farcies au poivron, crème de tomates, feuilles de salade et billes de pastèques.
Servir avec une vinaigrette bien relevée, et du bon pain frais. Et pour les non végétariens proposer du jambon en tranches fines...
A grignoter dans la douceur du soir, au chant des cigales [ ou des grillons ! ]. Pour ceux qui n'en n'ont pas, un CD de musique des champs fera l'affaire !
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25 juin 2009
Pita rucola
Star des mets italiens, qui dit « roquette », dit en Italie « rucola, huile d’olive, ail, parmesan, fromage de chèvre, pignons de pin,
jambon cru... »
Mais moi, aujourd'hui, je me contenterai pour l'accompagner d'huile d'olive et de pâte à pain aux graines de Tournesol. Le principe d'une pizza calzone, en forme de chausson. Qui peut le moins pourra le plus... La roquette pousse très bien dans nos jardins et je ne saurais trop conseiller d'en semer à tous ceux qui aiment son parfum.
Les Égyptiens, les Grecs et les Romains attribuaient à la roquette
de nombreuses vertus médicinales, dont celle d'être aphrodisiaque. Dans l'antiquité, elle était consacrée à Priape, dieu des jardins, de la
fécondité et de la reproduction [dont l'emblème était le phallus]. On la
plantait au pied de sa statue et on recommandait aux maris
« paresseux » de consommer ses feuilles crues et ses graines. Cette
réputation n'a pas échappé aux autorités religieuses qui, au Moyen Âge,
interdisaient de la cultiver dans les jardins des monastères [ ouf, j'ai un jardin de ville ! ].
Ingrédients
Pâte à pain [farine de campagne ]
Graines de tournesol
Huile d'olive
Roquette
J'ai prélevé quelques boules de pâte à pain, une fois qu'elle a déjà levé, au stade du "dégazage" [ voir ici, le pain en cocotte ].
J'ai rajouté une petite poignée de graines de tournesol, et aplati le plus finement possible la pâte.
Il suffit d'y déposer une poignée de feuilles de roquette, d'arroser d'un filet d'huile d'olive et de replier en chausson, par deux fois. Aplatir à la paume de la main et fariner légèrement.
Ensuite, recouvrir d'un linge blanc [ c'est si beau en cuisine, le blanc, avec cette douce odeur de levain ] et
oublier jusqu'au moment du repas.
Pour moi, une heure.
Faire chauffer très peu d'huile d'olive dans une poêle et faire cuire les pita à couvert, dix minutes sur chaque face.
Le pain croustille, la roquette développe son parfum de noisette... vraiment, les Italiens ont une cuisine toute en saveurs !
Ceux qui préfèrent feront une pâte à pain "blanche", leur pita sera alors beaucoup plus fine.
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24 juin 2009
Ode aux primeurs, pour fêter l'été
Avez-vous besoin de vitamines, carotène, potasse, et tutti quanti ? Et de saveurs ? 
Alors allez donc au marché de plein vent, puis préparez-vous à faire un détour par votre potager. Armé de votre blanche main.
Qui ne va pas le rester longtemps.
Blanche.
1) P de terre, poivrons et pois mange tout
Enfoui en terre en mars, le tubercule a fini par pointer quelques feuilles vertes en avril, allongé ses tiges -que
j'ai buttées consciencieusement- en mai, puis a fleuri en juin. A ce moment là, je sais qu'en plongeant ma main dans la terre je ramènerai quelques jolies
pommes de terre à la peau translucide et au goût fabuleux !
Comment font-ils, dans les supermarchés, pour nous proposer tout au long de l'année ces p. de terre insipides ? Ou alors il faut investir dans des variétés qui sont tout bonnement hors de prix.
Rincer les p. de terre, ne pas les peler, et les faire blanchir cinq minutes dans de l'eau bouillante [ pas de démarrage dans l'eau froide, pour ne pas perdre de vitamines ].
Puis les déposer dans un fait-tout, avec une pointe d'huile d'olive, les saupoudrer de fleur de sel, de sommités de thym frais, et couvrir le récipient.
Elles vont cuire ainsi, à l'étouffé, et leur peau se parera d'un joli vernis salé.
Les pois mange-tout sont blanchis deux minutes, guère plus, puis refroidis immédiatement à l'eau glacée. Ils rejoindront au dernier moment les poivrons, qui reviennent à feux doux dans un peu d'huile d'olive. C'est tout. C'est simple, et c'est tellement bon.
2) Poêlée d'abricots, crème fouettée
Les abricots que j'ai choisis viennent de Perpignan, et ils étaient vendus 1,50€ le kilo. Alors que leurs confrères frôlaient les 3€. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient quelques défauts. Mais si, regardez bien la photo, ces petites excroissances de peau grisâtres.... et bien cela suffit à en réduire leur prix de moitié. Je crois que les consommateurs sont tombés sur la tête à vouloir des fruits calibrés et sans aucune trace des effets de la nature.
Rincés et débarrassés de leurs noyaux, je les ai fait revenir dans un peu de beurre et les ai servis bien chauds, accompagnées d'une crème fouettée vanillée et de quelques amandes grillées.
Que du bonheur.
22 juin 2009
Quelle guigne !
Le clafoutis, quand il échoit à la guigne, permet de réconcilier tous ceux qui -comme moi - n'aimaient pas trop le "doucereux" de ce dessert. Grâce à la guigne, merveilleuse cerise vermillonne à la chair pâle et acidulée, me voici raffolant du clafoutis ! Découverte grâce à un collègue qui m'en amena de pleines poignées, j'ai suivi son judicieux conseil "fais donc un clafoutis"...
Ingrédients
des guignes
40g de farine tamisée
30g de Maïzena
50g de sucre
2 œufs
1/4 de l de lait
1 c à moka de levure
Vanille
Après avoir tenté d'utiliser mon outil dénoyauteur, j'ai compris que fendre d'un coup de couteau la guigne pour en retirer le noyau était vraiment la solution.
Les amateurs du merveilleux parfum apporté par le noyau [ je conteste cette affirmation ! ] pourront les faire infuser dans le lait . Par pitié, pas de noyau dans le clafoutis !
Remplir jusqu'à mi-hauteur les moules avec les guignes.
La pâte se prépare au fouet, en débutant par les œufs et le sucre, poursuivre avec farine, maïzena et levure, puis délayer avec le lait. Remplir les moules... presque jusqu'en haut. Et le presque est important !
Laisser cuire presque 45 minutes, même pour des moules individuels.
Après la cuisson saupoudrer de sucre vanillé et rappeler la blancheur des pétales du cerisier en poudrant de sucre glace.
Servir frais, mais non glacé.
Et découvrez la merveilleuse texture douce et sucrée du clafoutis que vient bousculer la pointe acide de la guigne...
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19 juin 2009
Émotion [ fleur de courgette farcie ]
Merci au soleil, merci à la terre, merci à la vie qui renaît au printemps. Ce plat est un hommage à ce légume si commun, la courgette, mais dont la fleur se transforme en une fête rare quand elle est cuisinée. Parmi les ingrédients, ne figure pas l'essentiel : l'amour de cette plante au sein de son potager. Il faut l'aimer, lui parler et la remercier de vous offrir des douceurs si belles, presque magiques.
Ingrédients
Quelques fleurs de courgette et leurs bébés légumes
Ciboulette, une petite botte
4/5 petites feuilles de basilic
1 sommité de thym
1 petite échalote
Quelques brins de persil
1 toute petite gousse d'ail
1 belle tranche de pain rassis
Pour blanchir les bébés-courgettes, les tremper quelques minutes dans un verre d'eau bouillante. 
Préparer la farce.
Couper en cubes du pain rassis -du vrai pain, de campagne - et l'humecter de lait.
Ciseler la ciboulette qui perle de fraîcheur, les petites feuilles de basilic.
Mélanger le pain , l'échalote hachée, et les herbes.
Une pointe de sel et de poivre. Pas trop, la farce doit rester très fine, pour être l'écrin de la fleur de courgette, au goût si subtil.
Écarter les pétales des fleurs et sectionner le pistil [ qui est amer ] d'un coup d'ongle. Remplir le cœur de farce en défroissant les pétales, aussi doucement qu'un jeune marié ému soulèverait les voiles de sa jeune épousée. Replier les pétales et tordre légèrement le sommet.
Entailler les bébés courgettes en éventail.
Faire grésiller une noix de beurre salé jusqu'à ce qu'une merveilleuse odeur de noisette s'en dégage.
Et oui, le fameux beurre-noisette ne doit pas cette appellation à sa couleur, mais à son odeur !
Faire revenir doucement les fleurs et les courgettes, en les retournant.
Comme il me restait de la farce, j'ai ramassé quelques feuilles de vignes très tendres: elles se sont trempées dans un verre d'eau bouillante quelques secondes et o
nt été farcies. Je les ai fait cuire très peu de temps, à la poêle.
Chuttt...
C'est merveilleux...
Avant de savourer cette émotion j'ai amené mon assiette près du pied de courgette si généreux et l'ai remercié de son offrande.
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18 juin 2009
Soupe de melon
Quel délice que d'avoir enfin envie d'une entrée à déguster presque glacée ! Quel bonheur que ces fruits et légumes nouveaux qui nous aident à oublier cet hiver qui fut si long.
Ce melon Galia est parfait pour finir ainsi : bien mûr, emballé dans de l'aluminium, il a séjourné dans la zone la plus froide du frigo.
Je l'ai ensuite pelé, évidé de ses graines et je l'ai mixé.
La soupe de melon aime le poivre et se passe fort bien de sel.
Je l'ai servie glacée, parsemée d'éclats de framboises. Quelques jeunes feuilles de basilic, et c'est un peu de l'été que l'on savoure...
15 juin 2009
Escalopes Lucullus
Comme il est agréable de cuisiner une bonne viande. Du veau de l'Aveyron, de ma belle région, fondant et parfumé. Cette recette, nous la devons à un antique [ - 115 avant JC ] Monsieur Lucullus, "qui se rend célèbre par le faste de sa table, qui lui vaut d'être connu de nous bien plus que pour ses victoires".... Si ses escalopes ont franchi les millénaires, c'est qu'elles sont tout simplement succulentes... Quand j'étais "juste " financièrement je cuisinais la dinde ainsi.
Les escalopes Lucullus aurait mérité que je ne fasse pas basculer maladroitement le fait -tout en l'amenant à table avant de prendre la photo. Le fromage recouvre toute la surface de l'escalope en fin de cuisson !
Ingrédients
Escalopes de veau
Tranches fines de bacon ou de jambon fumé
Emmenthal
Couvrir les escalopes de très fines lamelles de fromage. Poivrer fortement. Recouvrir de bacon et de nouveau de lamelles de fromage.
Faire grésiller doucement un beau morceau de beurre salé [ c'est la seule adjonction de sel de la recette ] dans un fait-tout.
Poser les escalopes sur leurs faces nues, juste le temps qu'elles se saisissent, puis réduire le feu, couvrir et laisser cuire 15 à 20 minutes.
Le fromage va fondre, le bacon aura eu le temps de développer ses parfums, le veau sera moelleux et une superbe sauce permettra à chacun d'en recouvrir son escalope.
Servir avec quelques pommes vapeur saupoudrées d'un peu de fleur de thym et décorer avec quelques fleurs au délicieux goût piquant et au parfum de noisette, des fleurs de roquette.
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11 juin 2009
Couscous au miel
Comme un soleil dans une assiette, les grains de blé concassés, servis tièdes, se nappent de miel, cachent les raisins de Smyrne et de Corinthe, jouent avec les fraises, les kiwis et la mangue, dans un sillage de parfums de fleur d'oranger et de cannelle.

Ingrédients
500g de boulghour moyen ou de semoule à couscous
Miel liquide [ suivant le goût ]
Fleur d'oranger
Raisins blonds et bruns [ 1 ramequin de chaque ]
Fruits frais
Amandes effilées grillées
Préparer un sirop léger avec de l'eau et du miel, et y faire gonfler les raisins secs.
Faire bouillir 1/4 de litre d'eau, rajouter 2 c à soupe de miel et verser le liquide bouillant sur les graines. Laisser gonfler 10 minutes.
Égrener du bout des doigts [ ce que l'on appelle "rouler" la semoule ].
Mélanger le couscous avec les raisins secs égouttés et mettre dans un cuit vapeur ou un couscoussier pour 10 minutes.
Après la cuisson, rajouter la fleur d'oranger, qui ne doit pas cuire pour garder son parfum intact. N'ayez crainte, la graine n'est pas du tout trop sucrée ! Égrener de nouveau le couscous.
Servir dans un grand plat, ou mouler dans des petits verres.
Présenter les fruits coupés à part, et quelques amandes grillées.
Saupoudrer de cannelle, laisser couler un filet de miel sur les grains encore tièdes. Fermez les yeux... et laissez les saveurs se révéler à votre palais.
Quand je prépare ce couscous au miel, je prélève une partie de la graine quand elle est cuite. Je fouette quatre œufs avec 1 verre de lait et incorpore le tout aux grains. Je tasse dans un moule à baba caramélisé et le gâteau cuit 20 minutes.
Bien emballé ce gâteau se conserve trois jours au frais ... juste le temps d'avoir oublié le couscous au miel !
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